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Ne pas choisir, c’est déjà choisir : Le piège invisible de la procrastination en PMA Solo

Reporter un rendez-vous.

Changer de priorités.

Attendre “le bon moment”.

En PMA Solo, la procrastination est rarement flagrante.

Elle se déguise en réflexion, en prudence, en lucidité.

Beaucoup de femmes en PMA Solo se retrouvent alors bloquées pendant des mois, voire des années. La procrastination ne se reconnaît pas à l’inaction.

Mais à l’absence de pas engageant.

Dans cet article, je te propose de mettre des mots clairs sur ce qui se joue vraiment derrière la procrastination en PMA Solo :

• pourquoi elle s’installe,

• comment elle se manifeste concrètement,

• et surtout comment en sortir avec douceur

La procrastination en PMA Solo : un mécanisme de protection

Commençons par une chose essentielle : si tu procrastines, ce n’est pas parce que tu manques de courage. C’est parce que ton cerveau cherche à te protéger : lui, son rôle c’est ta survie, il veut te garder dans une zone de confort.

Et devenir maman sans partenaire c’est tout sauf confortable…

C’est un choix identitaire, émotionnel, existentiel.

Un choix qui touche :

• au désir d’enfant,

• à la notion de famille

• à la solitude,

• au regard des autres,

Face à ça, le cerveau fait ce qu’il sait faire de mieux : gagner du temps.

Pourquoi on procrastine vraiment en PMA quand on est une femme seule ?

On ne procrastine pas quand on sait précisément où on va ? quand ? comment ? avec qui ? on procrastine quand on doute, quand on hésite.

En pma solo, si les choses ne sont pas claires, c’est parce qu’on a peur. J’ai relevé 4 peurs principales, très répandues chez les femmes qui souhaitent devenir mère sans partenaire.

1.La peur de regretter

Réussir une PMA Solo c’est une transformation irréversible : pour toujours et à jamais tu seras maman de ce petit être…

Et si je me trompais ?

Et si finalement devenir maman n’etait pas si viscéral pour moi?

Et si j’attendais plutôt de rencontrer un homme ?

A chaque question, c’est comme si on était devant un carrefour : avec chaque réponse, on fait le choix d’une voie. La procrastination devient alors une tentative de garder toutes les options ouvertes. Parce que choisir c’est renoncer. Et ne pas choisir c’est se donner la possibilité de pouvoir revenir en arrière

En vrai ?

Le regret N°1 des personnes en fin de vie selon Bronnie Ware c’est « J’aurais aimé vivre une vie fidèle à moi-même, pas la vie que les autres attendaient de moi ». En fin de vie, on ne regrette jamais ce qu’on a fait. On regrette ce qu’on n’a pas fait.

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2.La peur de l’imprévisible

La PMA Solo confronte à quelque chose de profondément inconfortable : l’incertitude

• tu ne maîtrises pas les résultats,

• tu ne maîtrises pas le timing,

• tu ne maîtrises pas la réponse de ton corps,

Et pour beaucoup de femmes autonomes, compétentes, habituées à piloter leur vie, 👉 cette incertitude est vertigineuse.

Alors le cerveau fait ce qu’il peut :

• accumuler de l’information,

• différer les décisions,

• rester dans l’analyse

Pas pour avancer. Mais pour ne pas avoir à se confronter à l’incertitude brute, pour retarder le moment où il faudra accepter de ne pas tout maîtriser.

En vrai ?

L’incertitude du parcours n’est pas un problème à éliminer. C’est une compétence à apprivoiser.
Parce qu’en devenant maman, surtout solo, tu vas devoir apprendre à avancer sans avoir toutes les réponses.
Ce que tu apprends en PMA Solo, tu t’en serviras longtemps après : c’est un entraînement au lâcher-prise de maman

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3.La peur du regard des autres

Faire un enfant seule, ce n’est pas neutre socialement.

Même aujourd’hui, même entourée, même soutenue, il y a :

• les questions,

• les silences,

• les jugements implicites,

• les projections des autres.

Procrastiner permet de retarder ce moment où il faudra :

• expliquer,

• assumer,

• se positionner.

Tant que tu n’agis pas, tu n’as rien à justifier.

En vrai ?

L’avis des autres, c’est la vie des autres. Ce qu’ils pensent de ton projet en dit beaucoup plus sur eux, sur leur histoire, sur leurs valeurs, que sur toi…

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4.La peur de la solitude dans l’après

Là, on ne parle pas de la solitude du choix

mais de la solitude de l’après.

Celle du post-partum.

Des nuits hachées.

Des décisions à prendre seule.

Du “tout repose sur moi”.

Même quand le désir d’enfant est très fort, cette peur peut figer, et elle concerne beaucoup de femmes :

Et si c’était trop lourd à porter seule ?

« Et si j’étais pas capable ?« 

En vrai ?

C’est pas la confiance qui aide à passer à l’action.

C’est l’action qui donne confiance.

Quand tu gères ton 1er vomi en pleine nuit, et que tu vois que ca passe, tu prends confiance. Quand tu te retrouves aux urgence seule, et que tu vois que, ca passe, tu prends confiance. Quand tu jongles avec 1000 obligations dans ton agenda, et que tu vois que ca passe, tu prends confiance

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Concrètement, c’est quoi procrastiner en PMA Solo

La procrastination ne ressemble pas toujours à de l’inaction. Mais à l’absence de pas concret pour avancer

En PMA Solo, voici comment elle se manifeste le plus souvent :

• Lire énormément… sans jamais passer à l’étape suivante

• Comparer toutes les options… sans jamais en choisir une

• Reporter “le” rendez-vous clé… avec toujours une excellente raison

• Se focaliser sur des détails secondaires… et leur donner de l’importance

• Attendre d’être “plus prête”, “plus sûre”, “plus alignée”

Tout semble raisonnable. Tellement la décision est importante

Mais rien n’engage vraiment. C’est ça la procrastination, c’est quand ce n’est pas suivi de faits et d’actions concrètes.

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Comment sortir de la procrastination en restant douce avec soi ?

3 astuces concrètes pour arrêter de procrastiner

1.Clarifier la Destination

Si ton gps sait exactement d’où tu pars, mais ne sait pas où tu veux aller, il ne saura pas te donner la bonne trajectoire. Donc la 1ère étape c’est de décider où on va.

Et c’est beaucoup plus facile de procrastiner seule que de décider accompagnée. Parce que quelqu’un d’extérieur peut :

• poser les bonnes questions,

• remettre du mouvement là où ça stagne,

• distinguer peur et intuition.

L’accompagnement ne sert pas à convaincre : la pma solo est un chemin intime et personnel, personne ne convainc personne. L’accompagnement sert à sortir de la solitude décisionnelle pour apporter de la clarté.

Celui qui ne sait pas où il va,… finit souvent ailleurs…

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2.Se concentrer sur le prochain pas

En PMA Solo, il n’y a pas un bon choix absolu. Il y a une suite de choix adaptés.

La question n’est pas :

Quelle est la meilleure décision pour toute ma vie ?

Mais :

Quel est le prochain pas qui me rapproche le plus de mon besoin de clarté ?

Un appel. Un rendez-vous. Une information ciblée.

Un seul pas engageant suffit à relancer le mouvement.

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3.Avancer avec ses peurs

Les peurs ne disparaissent pas quand on les évite.

Au contraire, elles se renforcent.

Et c’est un fantasme d’imaginer qu’on peut les faire disparaitre complètement. Alors il faut faire avec…

Mettre des mots dessus permet souvent de les diminuer parce qu’on se rend compte alors qu’elles sont :

• anticipées,

• souvent amplifiées,

• parfois carrément irréalistes.

Donc on ne les enterre pas dans un trou, on ne les glisse pas sous un tapis, on en parle, on les détricote, on les affronte !

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En résumé

La procrastination en PMA Solo n’est ni une faiblesse, ni un manque de désir. C’est souvent le signe que l’enjeu est profondément important.

Mais rester trop longtemps dans l’attente a un coût :

• émotionnel,

• énergétique,

• parfois biologique.

Avancer ne signifie pas être sûre à 100 %.

Cela signifie accepter de faire un pas en avant sans avoir toutes les réponses. Parce qu’en PMA Solo, comme partout dans ta vie :

le mouvement crée la clarté !

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