Je suis Sylvie.
J’ai connu le labyrinthe de la PMA Solo,
j’en suis sortie maman,
et j’en ai rapporté les clés dont tu as besoin pour fixer ton cap.
Je ne saurais dire si mon parcours a commencé avec mon don d’ovocytes (qui m'a permis de comprendre, bien avant d'être mère, la place de la génétique et du donneur) ou, bien plus tôt, à force de répéter ce défi : « Si je n’ai pas rencontré l’homme de ma vie à 35 ans, je ferai un bébé toute seule. »
Avec le recul, j’ai tellement de choses à dire sur cette phrase. « L’homme de ma vie » ? Quelle pression immense pour lui. Pour moi. Pour la relation. « 35 ans » ? Effectivement, c’est le début du déclin de la fertilité, et pourtant, c’était si jeune pour une telle deadline. « Toute seule » ? À l’époque, je n’avais aucune conscience que l’absence de partenaire ne signifiait pas la solitude. Aujourd’hui, je ne dis plus que j’ai fait un bébé seule, je préfère dire que j’ai fait un bébé sans papa, entourée de mon village.
le déclic
Parmi les femmes qui se lancent, il y a celles pour qui c’est un choix premier. Et il y a celles, comme moi, pour qui c’est un Plan B dicté par l'horloge. Dans ce cas, la réflexion est un labyrinthe : Est-ce que j’y vais maintenant ? Est-ce que j’attends encore LA rencontre ? Est-ce que je commence par congeler mes ovocytes ? Ça tourne en boucle.
Cette question bouleversante est arrivée en plein confinement. J’ai ensuite découvert le travail de Bronnie Ware (infirmière en soin palliatifs) qui explique que le regret N°1 des personnes en fin de vie c'est "de ne pas avoir eu le courage de vivre la vie que je voulais vraiment, pas celle que les autres attendaient de moi..." Puis est venue l’Étincelle, un soir de réveillon. Ma meilleure amie m'a offert ce dont j'avais le plus besoin : la confiance. En mode "bien sur que tu es capable ! et de toute façon, on sera là !"
l'expédition du labyrinthe
Une fois ma décision posée, je l'ai partagée à mes proches, un cercle restreint. Je ne savais pas qu'en faisant ça, j'étais en train de construire mon village.
Puis gyneco, medecin traitant, pharmacien, sage femme, acupunctrtice, j'ai aussi rassemblé mon équipage médical. Même si la loi n’était pas encore passée en France, tous m’ont accueillie avec une bienveillance incroyable.
J’étais si alignée, si protégée dans ma bulle, que j’ai sans doute porté des lunettes "bisounours" filtrant les éventuels jugements.
- Le choix du cap. Je sais que certaines femmes mettent 2 ans à choisir leur clinique. Si j'avais eu un contexte spécifique, avec pathologies gynécologiques, j'aurais peut etre fait pareil. Mais là, contexte lamdda à 40 ans, jai fait simple : mes deux grands-pères s’appelaient Eugène. il ne m'en a pas fallu plus pour choisir la clinique Eugin à Barcelone.
- L’épreuve des examens. Echographie pelvienne, comptage folliculaire, bilan hormonal, hystérosalpingographie, etc... La routine, jusqu'à ce qu'un frottis HPV fasse vaciller mon monde. C’est la réalité du parcours : le moindre grain de sable ressemble à une montagne. En vrai, j'ai juste perdu un cycle...
- Le lancement. c'est devenu concret quand je suis sortie de la pharmacie avec cette montagne de boite (de mon don d'ovocytes, j'avais oublié qu'il fallait de la place dans le frigo !😅) Ma stimulation a démarré pile le jour de mes 40 ans. Un cadeau d'anniversaire sous forme de piqûres !
Direction Barcelone. À la clinique, tout est beau, clean, feutré. On est plus proche du spa que de l’hôpital. Douze follicules à 40 ans : les voyants sont au vert. Je pars au bloc sans l'ombre d'une inquiétude. Puis, le choc. À mon réveil, la médecin m'annonce, fébrile : sur les 12 follicules, 9 étaient vides. Ils n'ont ponctionné que trois ovocytes. La douche froide. Les larmes.
Mais au carrefour, juste en bas de la clinique, ma sœur a créé le contexte pour le fou rire le plus mémorable de toute ma vie. Ce rire a été mon rempart contre la fatalité. Ma soeur a été un bouclier, une béquille, une ancre.
Le lendemain, les mauvaises nouvelles continuent : un embryon n'a pas passé la nuit, et sur les deux restants, un est de mauvaise qualité. On me propose de transférer les deux ! En solo!... C’est une décision vertigineuse...
On l'annonce à maman en visio, elle aussi accuse le coup. puis le lendemain, elle me dit :
De toute façon, on sera là. »
C’est le souvenir le plus intense de mon parcours. Aujourd’hui encore, je suis incapable de me rappeler cet instant sans une immense émotion de gratitude. Treize jours plus tard, j'ouvre les résultats entourée de mon village. C’est positif. À la première échographie, la vie confirme son alignement : un seul cœur bat. Le deuxième embryon a servi de guide au premier pour l’aider à s’ancrer. La vie a choisi le chemin le plus juste.
la naissance
À huit mois de grossesse, le sort s'amuse : ma nièce rentre de classe de neige avec le Covid. Panique. Et si ma sœur ne pouvait plus m'accompagner à l'accouchement ? Ce soir-là, ma maman se penche vers mon ventre et chuchote : « L’idéal serait que tu arrives maintenant ! ». Trois heures plus tard, je perdais les eaux. Le lendemain midi, est né mon fils, est née une maman, est née ma famille.
J’ai tout lu sur la PMA Solo, mais j’avais peu lu sur l’essentiel : devenir mère. J’ai découvert plus tard le concept de matrescence. Ce tsunami identitaire qui impacte le corps, l’esprit et l’identité. C’est pour t'aider à piloter ce tsunami que j'ai créé Capamaïa.
Ma mission est d'aider les solos à concrétiser leur rêve en dessinant leur propre chemin, avec clarté & sérénité et un optimisme chevillé au corps.
Deux chemins pour fixer ton cap.
Tu as désormais les clés en main. Choisis l'étape qui correspond à ton besoin aujourd'hui :
